Lors de nos précédents voyages nous avions toujours une date de retour, congés payés obligent. Nous sommes souvent revenus un peu frustrés de n’avoir pu consacrer plus de temps aux autres et pour nous. Avec cette longue ballade que nous avons décidé de faire, nous allons enfin prendre le temps de voir, d’écouter, d’être disponibles pour toutes sortes de rencontres.

Nous aurions pu dans cette rubrique vous commenter nos précédents voyages, année par année ou pays par pays. Mais cela n'aurait représenté que peu d’intérêt.
 
Un voyage est quelque chose de difficile à raconter, surtout des années après. C’est un état d’esprit à un moment donné, c’est la rencontre avec les autres, leurs cultures, leur quotidien, les lieux où ils vivent.

Côté « vivre à l’étranger », Patrick a plus d’expérience que moi. Il a passé toute son enfance en Cote d’Ivoire. Il a de très bons souvenirs des soirées passées dehors avec des Ivoiriens, à palabrer et rire pendant des heures. Il a aussi séjourné plusieurs mois aux Etats-Unis, autre culture autre mode de vie.

Nous avons un point commun, nous n’aimons pas les circuits organisés, ils ne correspondent pas à notre façon de vivre. Nous sommes toujours partis tous les deux, avec pour compagnon de route notre fidèle Toyota, qui a assuré les milliers de Km parcourus durant nos congés.
     
Nous avons donc mélangé tous nos souvenirs pour en faire ressortir l’essentiel, enfin notre essentiel, et vous faire partager ce qui nous incite à partir pour un périple au long court.
 
Les rencontres, nous les avons souvent faites sur les marchés. Et des marchés, il y en a dans la plupart les pays du monde. On va pouvoir en profiter ! Ce sont des lieux magiques, authentiques, où les bruits, les odeurs, les couleurs sont différents d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre.
 
     
Ce sont des lieux de vie qui vous emportent au cœur de la civilisation que vous traversez. Quel bonheur de se laisser porter par la foule, de goûter des produits jusque là inconnus. Que ce soit juste pour y flâner ou faire ses courses, le marché est un incontournable de nos voyages.
 

Il y a des marchés que nous n’oublierons jamais. Comme celui où nous avons sympathisé avec ces marchands, pris quelques photos, et de retour en France, nous les avons envoyées à Sélim, le vendeur de légumes. (photo de droite)

Notre route nous a ramené un jour sur ce marché. Nous y avons été accueillis comme des rois, Sélim nous a offert un coca, pour lui c’est nettement mieux que le traditionnel thé, un autre vendeur nous a apporté deux chaises et beaucoup nous ont offerts légumes, fruits ….

Nous étions donc assis au milieu des badauds, au début un peu gênés, puis finalement assez amusés de cette situation hors de nos repaires d’occidentaux

     
D’ailleurs, nous nous sommes souvent arrêtés pour rencontrer les gens dans leurs activités ou sur le lieu de travail.

En Turquie de l’Est nous avons fait connaissance avec un boulanger.

Avec mes quelques mots de turc, je lui explique que mon père aussi est boulanger et que nous aimerions passer une partie de la nuit avec son équipe pour voir la fabrication du pain Turc (ekmek).

Le lendemain, il nous accueille avec enthousiasme … à 4 heures du matin. C’est déjà l’effervescence.
Sur la route, très souvent, nous croisons des paysans, des agriculteurs. Quand nous nous arrêtons nous partageons des fruits, du pain, de la pastèque. Et seulement après un bon moment passé ensemble, nous profitons qu’ils reprennent leurs travaux pour prendre quelques clichés.

Dans ces moments-là, on ne compte plus le temps qui passe. La montre ne rythme plus notre quotidien.

Nous aimons l’artisanat local, pour découvrir d’anciennes techniques de fabrication que notre monde moderne a oublié.

Parfois cette quête nous entraîne dans des situations pas toujours contrôlées.
     
     
Tout comme cette fois, où nous nous sommes retrouvés embarqués dans une voiture avec des inconnus. Heureusement ils nous ont emmenés dans un petit village pour nous initier à la fabrication des tapis traditionnels. La limite entre faire confiance et être vigilants est parfois si mince !
 
       
Tout au long de notre route nous irons aussi à la rencontre des enfants. Nous mettrons à profit les expériences de nos ateliers et expositions sur le cerf-volant où nous en avons accueilli des centaines. Dans nos coffres il y aura des cerfs-volants soit des monofils pour la photographie aérienne, soit des pilotables (deux lignes).

Les enfants sont curieux par nature, il suffira de sortir nos « machines volantes » pour qu’ils nous rejoignent. Patrick utilise un système de double commande, ce qui permettra aux enfants de faire voler eux-mêmes nos cerfs-volants. Il est plus facile de partager des moments privilégiés avec les enfants des rues qui ne possèdent pas grand-chose. Tout les intéresse !!
 
       
Les enfants sont sincères, quand ils aiment ils le disent, quand ils n’aiment pas ils le font savoir. Nous avons toujours eu de bons contacts avec les plus jeunes, ce qui les amusent le plus c’est quand on essaye de parler leur langue. Ils nous font répéter les mots en riant bien franchement de notre accent.
 
Echanger…. Même avec une langue que nous ne connaissons pas… Nous avons passé pas mal d’heures à essayer de comprendre et se faire comprendre. Certain soir, dans les villages, il nous arrivait de poser notre Toyota près du bâtiment de la police, pour y passer la nuit. Et ce n’est pas rare que nous finissions « au poste », avec en prime une boisson offerte et de longues conversations sans vraiment se comprendre.
   
   
Nous apprécions aussi les vieux bâtiments, les anciennes demeures, les temples, les églises ou les palais uniquement s’ils sont encore "centre de vie".
 
Et loin de toute civilisation et de l’agitation des villes, la nature reprend ses droits. A certains moments de la journée tous les paramètres sont réunis : les couleurs, l’ambiance, la végétation. Comment rester insensibles devant la beauté de ces lieux. Plus que des descriptions ce sont quelques photos qui vont illustrer ce que l'on peut ressentir :
 
 
Pour résumer notre attente de notre Tour du Monde, nous reprendrons une citation extraite du film « sept ans au Tibet » et attribuée au 14éme Dalaï Lama :
« Que tous les voyageurs trouvent le bonheur quelle que soit leur route. Puissent-ils sans effort accomplir la tache qui leur est destinée. Et une fois revenus sains et saufs sur la rive, puissent-ils, dans la joie, être réunis avec leurs proches. »
 
Et pour continuer de rêver, en cadeau le conte fantastique et écologique écris et mis en scène par Michel Trouillet, une petite histoire offerte en guise de vœux pour cette année 2010 à tous ceux pour qui la planète bleue reste l'unique berceau de la vie.