O U Z B E K I S T A N
 
  Samarcande  
De Samarcande à Almaty
 
Boukhara
   
Vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 août

Boukhara a été bâtie dans le désert de Kyzylkoum… et ici, effectivement, nous sommes écrasés par la chaleur. Le thermomètre voisine avec les 42 à 44°C et ne baisse pas beaucoup le soir, contrairement à Samarcande. Il y a peu de vent, et quand celui-ci souffle un peu il est brûlant.

Nous apprécions notre chambre climatisée dans le petit hôtel « Caravan » juste en face l’ancienne citadelle royale. Nous ne pourrions pas rester dormir dans le Toyota qui affiche 47°C ! Pour une fois, nous sommes satisfaits d’avoir besoin des enregistrements de nuits d’hôtel.

Aux premiers abords Samarcande et Boukhara nous apparaissent comme deux villes bien différentes. Dans la première des mosquées et madrasa répartie sur plusieurs sites, dans la seconde, tout semble concentré dans son centre ancien (la chakhristan), autout de la place Lyab-i-Haouz.

Le centre de Boukhara, bien qu’habité, est une zone protégée. Au Xème siècle elle était le centre culturel et religieux de l’Asie Centrale. Puis elle tomba sous la domination des hordes de Gengis Khan, et beaucoup de très vieilles madrasa furent détruites.
 
Vint ensuite la période Chaybanides ouzbeks, et Boukhara comptait alors plus d’une centaine de madrasa et près de trois cent mosquées, autour d’un vaste marché. Nous ne pourrons pas voir tous les points d’intérêts de cette ville. Il y a 140 monuments protégés par l’UNESCO … et il fait très très chaud !
       
 
Le minaret Kalon, construit en 1127, (photo ci-dessus) a une hauteur de 47 m, sur 10m de fondation. « Kalon » en tadjik signifie « grand ». La base de ce minaret repose sur des roseaux qui ont une vocation antisismique. Depuis sa construction, il n’a pas subi de dommages. Même Gengis Khan, impressionné par cette prouesse technique, l’épargna. Il est composé de 14 bandeaux décoratifs tous différents, certains en céramique bleue.
     
 
Pour atteindre son sommet, il faut gravir 105 marches, que nous ne pourrons pas emprunter pour cause de restauration. Au pied de ce minaret, la mosquée Kalon. (photo ci-dessus) En fait, la nouvelle mosquée Kalon, l’ancienne ayant été détruite par Gengis Khan. C’est aujourd’hui encore un lieu de culte, elle peut accueillir 10 000 fidèles.
     
 
En face, une des plus belles madrasa : la madrasa Mir-i- Arab (photo ci-dessous, à gauche et au centre). Ses deux coupoles sont d’un bleu intense, et au coucher du soleil elle est encore plus belle. Nous ne pouvons accéder qu’au hall d’entrée, et ce n’est qu’à travers une fenêtre que nous pourrons apercevoir la cour et l’édifice.
     
 
Juste en face de notre hôtel, l’Ark (photo en haut à droite et ci-dessous). C’est une ancienne cité royale. Les bombardements de l’Armée rouge en 1920, l’ont en partie détruite, surtout l’intérieur. Il reste les vestiges des appartements royaux transformés en musée.
 
 
A l’intérieur de cette citadelle la mosquée Juma. Devant, la grande place était auparavant une place de sable, malheureusement célèbre pour ses exécutions. Non loin de là, près de l'ancien château d'eau, la mosquée Bolo-Haouz, lieu de culte des émirs. Nous sommes fascinés par sa structure en bois, dont les colonnes sont peintes.
     
 
Tous ces monuments et édifices sont magnifiques, mais il nous manque le contact avec les Ouzbeks, bien qu’il y ait tout au long de la vielle ville de nombreux petits magasins de souvenirs. Mais trop touristique, les vendeurs parlent même anglais ou français, enfin quelques mots pour héler la foule (pas si nombreuse en cette période).
     
Direction le bazar Kolkhozny. En chemin nous faisons une rencontre inattendue. Un petit garçon joue au cerf-volant dans la rue. Nous essayons de lui expliquer que nous aussi, dans notre pays, nous jouons au cerf-volant. Il est très fier de nous montrer comment il l’a construit, et surtout qu’il vole très bien.
     
 
Le marché est organisé en fonction des produits. Un grand marché pour les vêtements, tissus, chaussures… Sous un hall, un grand espace pour les fruits fais et les légumes. Plus loin un marché couvert pour le pain, les fruits secs et à coques.
       
 
Nous faisons quelques courses et Patrick sympathise avec les vendeurs. Difficile d’échanger quand on n’a pas la même langue. Dehors, des petits vendeurs et c’est aussi le royaume des petits Daewo.
     
     
Bilan de notre voyage en Ouzbekistan
 
 
             
  Samarcande  
De Samarcande à Almaty